Réduction de doses

SDN et produits alternatifs

Depuis plus de 5 ans la Chambre d’Agriculture de la Gironde mène des essais sur les réductions de doses de cuivre pour lutter contre le mildiou de la vigne (cf. dernier Agritaine Bio), mais aussi des essais contre la pourriture grise. Ces essais ont toujours été agrémentés de modalités utilisant des produits dits « alternatifs » ou « SDN » (Stimulateur des Défenses Naturelles des plantes). Cet article fait le point sur les produits testés en Gironde et rapporte les résultats du dernier millésime (tableau 1).

Historiquement, le plus vieux « SDN » autorisé est la molécule Fosétyl d’Aluminium, ( même genre d’action que les phosphites potassiques*) utilisable en association avec d’autres molécules de synthèse, en agriculture conventionnelle…

Résultat des essais

… Le Labicuper (gluconate de cuivre) est le seul produit testé qui donne satisfaction. En 2007 et 2008, ce produit a présenté des résultats statistiquement comparables aux références cupriques…

Tableau 1: Produits testés à la Chambre d’Agriculture de la Gironde.

Produits Pathogène Cible Efficacité
Agrocéan B Mildiou Nulle à faible
Bacillus subtilis Mildiou Nulle
Bacillus thuringiensis Mildiou Nulle
Bacillus thuringiensis Botrytis Piste à suivre
Bentonite Botrytis Nulle à pire
Chitagro Mildiou Nulle, piste à suivre
Fertisain Mildiou Nulle à faible
Labicuper Mildiou Moyenne à bonne
Mégagreen Botrytis Nulle
Sérénade Botrytis Nulle à bonne
Stifénia Mildiou Nulle
Stimulase Mildiou Nulle à faible

Résultats 2008 :

•

Essai mildiou

Lors de ce millésime, 8 traitements ont été réalisés du 7 mai au 3 juillet. Pendant cette période, 200 mm de pluies sont tombés. Les renouvellements ont été réalisés en moyenne tous les 28,5 mm. Entre le 27 mai et le 4 juin, 98 mm d’eau sont tombés sans que l’on puisse intervenir pour un renouvellement. C’est à cette période que les dégâts les plus importants ont eu lieu. Il est à noter que la parcelle est très réceptive au mildiou (forte vigueur, forte végétation adventice) et qu’aucun travail en vert n’a été effectué. Les conditions réunies sont extrêmes pour mettre les produits en difficulté. Les niveaux de dégâts sont donc certainement surestimés par rapport à ce que l’on obtiendrait dans des conditions réelles d’exploitation.

*OFAG sur demande autorisation Labifito

Extraits d’articles tiré de Vini Vitis Bio, N°67-68 Mai/juin 2009

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